Photos des Manifs

 

Ce blog est un outil des étudiants en Histoire de Paris 8. Il a pour mission de communiquer des infos sur la mobilisation étudiante contre le projet de loi instituant notamment le Contrat Première Embauche (CPE) et surtout , c'est un lieu de partages et de débats autour de cette question. Toute participation est donc la bienvenue du moment qu'elle n'est pas constituée d'insultes et qu'elle est signée.

Première motion

 

Si vous voulez nous faire parvenir des délibérations , ou des articles "Point de vue" veuillez nous contacter à cette adresse.

 
 
A la suite d'une AG réunie jeudi matin , le blocage de la fac est reconduit pour la journée de demain (vendredi) ,la présidence a décidé dans ces conditions de fermer la fac jusqu'a la rentrée.
Un rassemblement aura lieu demain (le 07/04) devant la préfecture de Bobigny à 10h30 pour protester contre la loi sur l'égalité des chances.
 
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Jeudi 16 mars 2006

Matthias inaugure ici la catégorie « point de vue » qui permet à l’auteur d’exprimer son opinion sur le CPE, la mobilisation, les solutions envisageables etc. N’hésitez pas à faire part de vos commentaires pour que le débat puisse se construire et avancer. Ceux qui veulent participer à une réflexion nouvelle et structurée peuvent nous le faire savoir en nous envoyant un mail avec l’article dans le corps de message.

 

 

            Je suis étudiant en L2 Histoire à Paris 8 et comme beaucoup d’étudiants, je suis contre le CPE dans sa forme actuelle. Je vais donc tenter dans cet article de vous donner ma vision de ce que pourrait être un mouvement efficace, puis quelques pistes de réflexion pour un projet alternatif à celui proposé par le gouvernement.

 

            Tout d’abord, et je commence par cela puisque c’est un sujet âprement débattu, je suis contre le blocage quotidien de l’université. En effet, je considère que le blocage entraînera une baisse de la mobilisation à plus ou moins long terme. Pourquoi ? Parce que le fait que les étudiants viennent à l’université suivre une partie de leurs cours permet de maintenir le lien entre eux et le mouvement, ainsi, on peut les informer sur les actions qui vont être menées (le but évident étant qu’ils y participent), les mobiliser pour qu’ils participent aux AG ou bien encore débattre avec ceux qui ne sont pas favorables au mouvement (le but étant bien sur d’essayer de les convaincre de s’engager avec nous). Entretenir le lien avec les étudiants est primordial car sans eux le mouvement n’est pas légitime, si une poignée de personne décide du sort de l’outil de travail (l’université) de milliers d’autres, le mouvement n’est pas légitime. Or il me semble qu’il sera difficile de mobiliser des gens qui mettent parfois plus d’une heure pour venir à la fac à 9h pour s’entendre dire que la fac est bloquée mais qu’ils peuvent rester pour aider en attendant l’AG de 12h . Ceux qui étaient déjà mobilisés participeront mais les autres ceux qui ne participent pas au mouvement (et manifestement si ils ne sont pas au courant du blocage, ils ne sont pas très au courant du déroulement du mouvement), retourneront chez eux en pestant contre les bloqueurs tout en jurant de rester couchés le lendemain et les jours suivants jusqu'à la fin du blocage (on assisterais d’ailleurs je pense à un durcissement des tensions entre les pro et les anti-blocage). Cependant je suis assez favorable à une « grève des cours » les jours de grande manifestation (celle du 7, du 16 ou du 18 mars par exemple) avec un accueil des étudiants, des forums, des débats etc. avant le départ en cortège à la manifestation (ce qui a été fait jusqu'à présent avec le soutien des profs notamment).

 

            Deuxième point, la question des « violences » c'est-à-dire les dégradations de propriété publique mais aussi les actions d’affrontement contre la police, il ne faut pas être stupide, aujourd’hui un des point important qui pourrait servir le mouvement c’est l’opposition de l’opinion publique dans sa majorité au CPE (et donc une certaine sympathie envers notre mouvement). Lorsque les français verront au travers de certains medias des étudiants dire : « le gouvernement nous pousse à la radicalisation du mouvement », « je ne peux pas condamner les gens qui jettent des pavés sur les flics parce que ce que nous impose le gouvernement c’est pire qu’un pavé » ou pire lorsqu’ils verront des étudiants lancer des extincteurs sur les CRS ou taguer des murs  , ils penseront que nous ne sommes pas des manifestants mais des délinquants et alors l’opinion commencera à se retourner. Il ne manquera plus qu’une info scandaleuse (par ex : « des étudiants ont immolé 2 chiens sur lesquels ils avaient mis les noms de Villepin et Sarkozy ») l’important ne sera pas de savoir si cette info est vraie ou pas (le premier choc est le plus important malgré les démentis ultérieurs), l’important sera de savoir si les gens penseront les étudiants (« délinquants » je vous le rappelle) capables  d’un tel acte … C’est pour ça que notre mouvement doit être exemplaire dans sa légalité, pour prouver que si violence il y a , elle vient de la police : seule cette attitude fera grandir notre crédit et donc servira nos revendications.

 

            Justement nos revendications, que sont elles ? Déjà, le retrait de la forme actuelle du CPE qui n’est pas acceptable (et d’ailleurs pas acceptée). Mais après ça, il faut trouver une solution, au problème du chômage des jeunes (« Plus de 20 % de taux de chômage pour les moins de 25 ans, 40% pour les non qualifiés » selon le site du premier ministre) pour ne pas être que dans la contestation. Donc négociation :

 

_ Le gouvernement souhaite aider les entreprises pour les inciter à embaucher , soit , après tout si elles n’embauchent pas aujourd’hui , il faut faire en sorte de les inciter à le faire demain donc une incitation fiscale d’accord (sachant que les charges représentent près de 60% du salaire total).

 

_ « Le manque d’expérience des jeunes limite leur emploi car l’entreprise n’a pas de visibilité sur leurs capacités et leur personnalité, une période d’essai plus longue est donc nécessaire pour que l’employeur puisse juger le travail d’un jeune et mettre fin à la collaboration si les deux partis ne s’entendent pas. Ainsi, si l’employeur sait qu’il n’a pas grand-chose à perdre en donnant sa chance à un jeune, il hésitera moins à l’embaucher. » .  Là encore le constat de départ se défend mais la mise à l’essai pendant 2 ans représente une charge trop lourde que seul le jeune supporte. Je propose donc que cette période passe de 24 à 8 mois. Huit mois me parait être une période assez longue pour juger du travail de quelqu’un (il est vrai que les deux mois actuels sont un peu courts pour les travaux longs) tout en permettant au jeune de renter plus rapidement dans le « véritable » monde du travail (c'est-à-dire d’obtenir un contrat stable). En fait cette proposition fond dans un même contrat le CDD de 3/6 mois souvent proposé aux jeunes pour une première embauche et qui permet à l’employeur de jauger le candidat.

 

_ Le cas de l’allocation forfaitaire (de 2 mois) en cas de rupture du CPE après 4 mois me parait être une chose à garder, voir à étendre à 3 mois et pourrait être financée par une réduction des exonérations de charges patronales passant de 3 à 2 ans (cette diminution a le double avantage de ramener le rapport période d’essai/exonération à 1/3 au lieu de 2/3 actuellement il est donc moins intéressant pour un employeur « d’enchaîner » les CPE). 

 

 

_ Par contre, l’obligation de fournir un motif en cas de renvoi me parait être une chose importante, au moins pour permettre à la personne renvoyée de savoir pourquoi elle l’est. Est-ce à cause de la conjoncture économique ? Du fait qu’elle ne convienne pas pour le poste ? Au pire, obliger un entretien d’une demi heure plutôt qu’une lettre recommandée.

 

 

Pour résumer :

 

_ 8 mois de période d’essai (avec obligation de fournir un motif en cas de licenciement, le motif étant exposé à l’employé au cours d’un entretien d’au moins 30 minutes)  au lieu de 2 ans dans la forme actuelle du CPE

 

_ Aménagement des exonérations de charges pour les entreprises qui passent  3 ans à 2 ans.

 

_Maintien de l’allocation forfaitaire (de 3 mois) en cas de rupture du CPE après 4 mois.

Par Matthias - Publié dans : Point de vue
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Jeudi 16 mars 2006

Qu’est ce que le CPE ? Pourquoi ces trois lettres mettent autant les jeunes en colère ? Regain de l’opposition adolescente à l’ordre (rappeler vous vos années collèges) ?

 En fait ce sont les initiales du fameux « Contrat Première Embauche » proposé par le gouvernement actuel dans le cadre de la «loi sur l’égalité des chances ». Concrètement qu’est ce que contient cette détermination de CPE :

                             

_ C’est un contrat à durée indéterminée comprenant une période d’essai de deux ans (prenant en compte le temps déjà passé dans l’entreprise à travers des stages ou des CDD) réservé aux jeunes de moins de 26 ans. Le CPE peut être proposé par les entreprises de plus de 20 salariés (les entreprises de moins de 20 salariés possèdent déjà le Contrat Nouvelle Embauche voté durant l’été et qui reprend à peu près les dispositifs du CPE en l’étendant à tous sans limite d’age).

 

 

 

_Au bout de 4 mois le CPE donne accès au droit individuel à la formation et en cas de rupture du contrat postérieur à ces 4 mois, le salarié touche pendant 2 mois une allocation de 490€. Le CPE donne accès à LOCAPASS

 

 

 

Nous, étudiants, nous estimons que la période d’essai de 2 ans au cours duquel le salarié peut être renvoyé sans motif est très dangereuse et inacceptable, en effet, pendant deux ans les nouveaux salariés n’auront aucune sécurité de l’emploi c'est-à-dire qu’ils pourront du jour au lendemain se voir annoncer que dans 2 semaines (période de préavis) ils pourront rester chez eux, plus la peine de revenir… Ce dispositif, créé un rapport de force clairement à l’avantage de l’employeur car pendant 2 ans, le salarié ne se trouve pas protégé par les dispositifs de rupture de contrat  de cette situation pourrait découler de nombreux abus et notamment une certaine exploitation des salariés craignant de perdre leur emploi.

Cependant, nous estimons que le chômage des jeunes est bien un problème qui doit être résolu c’est pourquoi nous sommes près à négocier de nouvelles dispositions, si le gouvernement retire ou suspend son projet de loi dans sa forme actuelle.

 

 

 

 

 

 

Pour un point de vue différend veuillez vous référer au site du premier ministre .

Par Les Etudiants en Histoire de Paris 8 - Publié dans : Divers
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Mercredi 15 mars 2006
Motion du CEVU, 14 mars 2006

Saint-Denis, le 14 mars 2006

CEVU / HR / Extrait / 14 03 06

EXTRAIT DES DELIBERATIONS

du

Conseil des études et de la vie universitaire

du 14 mars 2006


Le Conseil des études et de la vie universitaire se déclare solidaire
du mouvement pour le retrait du CPE /CNE et de la loi sur l'égalité
des chances. Il s'oppose à toute fermeture administrative de
l'Université et à toute intervention policière contre la mobilisation.
Il souhaite que l'Université reste ouverte pour pouvoir maintenir le
lien entre étudiants, enseignants et autres membres du personnel. Le
Conseil des études et de la vie universitaire est favorable à
l'organisation de séminaires, de conférences, de cours ouverts, de
débats et/ou de forums autour des questions de précarité et de droit
du travail, au sein des différents départements et UFR. Il appelle les
UFR à ne pas pénaliser les étudiants et à définir en concertation, les
modalités de validation des EC appropriés à la situation.


Résolution adoptée à l'unanimité
Par Les Etudiants en Histoire de Paris 8 - Publié dans : Motions
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Mardi 14 mars 2006

Après quelques retards imputables notamment au fait qu'aucun amphi de taille suffisante n'est disponible pour les réunions d’étudiants, L'AG a donné la parole a ceux qui le voulait.

Puis il a été décidé d'envoyer une délégation auprès du CESU pour porter les revendications des étudiants (d'après quelques échos de fin de journée, le CESU aurait officiellement pris position contre le CPE et la « loi pour l’égalité des chances»), outre ce point, il était aussi question de porter les inquiétudes des étudiants sur les dérive sécuritaire et sur les facilités de validations des EC qui pourraient être proposés.

Malheureusement, l’AG n’a pu prendre d’autres décisions car une partie des étudiants est partie manifester dans Paris.

 

Les points suivants seront donc soumis au vote demain (Mercredi 15/03) durant l’AG :

 

 

 

_  Instauration d’un Comité de grève.

 

_  Actions dans le département (manifs, informations auprès des lycéens, auprès des marchés municipaux etc.) et     à Paris occupation de lieux symboliques.

 

_ Création d’une commission multimédia.

 

_ Inter participation des profs et des étudiants au AG.

 

 

Il sera également question des actions à mener durant la journée de grève totale de jeudi et de la mobilisation des jours suivants.

 

AG à 12 h , venez nombreux pour faire entendre vos opinions…

Par Les Etudiants en Histoire de Paris 8 - Publié dans : Compte rendu
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Mardi 14 mars 2006

Motion des enseignants, personnels administratifs et étudiants des UFR4 et 5 réunis en assemblée générale le lundi 13 mars 2006.
Les enseignants, les personnels administratifs et les étudiants des UFR 4 « Histoire, Littératures, Sociologie » et UFR 5 « Langues et civilisations étrangères » de l’Université de Paris 8, réunis en assemblée générale le 13 mars 2006 à 15 heures, se déclarent tous également concernés par le risque majeur d’atteinte au droit du travail que représentent le CPE, le CNE et la « loi sur l’égalité des chances ».

Ils s’affirment solidaires du mouvement pour leur retrait.

Ils souhaitent que l’Université reste ouverte pour que le lien soit maintenu entre étudiants et personnels, tout en se déclarant disponibles pour les actions collectives.

Ils organisent dès cette semaine forums, conférences, séminaires, cours ouverts ou à séquences banalisées et débats autour de toutes questions relatives à la situation présente.

Ils s’opposent à toute fermeture administrative de l’Université.

Ils appellent la Présidence de l’Université et les Conseils Centraux à une concertation régulière avec les responsables des formations et les représentants du mouvement étudiant.

Ils appellent à la grève active le jeudi 16 mars 2006 et aux manifestations des 16 et 18 mars prochains.

MOTION VOTÉE À L’UNANIMITÉ DES 300 PERSONNES PRÉSENTES

– 4 ABSTENTIONS

Par Les Etudiants en Histoire de Paris 8 - Publié dans : Motions
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Tribune

 
 
 
 

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