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Ce blog est un outil des étudiants en Histoire de Paris 8. Il a pour mission de communiquer des infos sur la mobilisation étudiante contre le projet de loi instituant notamment le Contrat Première Embauche (CPE) et surtout , c'est un lieu de partages et de débats autour de cette question. Toute participation est donc la bienvenue du moment qu'elle n'est pas constituée d'insultes et qu'elle est signée.

Première motion

 

Si vous voulez nous faire parvenir des délibérations , ou des articles "Point de vue" veuillez nous contacter à cette adresse.

 
 
A la suite d'une AG réunie jeudi matin , le blocage de la fac est reconduit pour la journée de demain (vendredi) ,la présidence a décidé dans ces conditions de fermer la fac jusqu'a la rentrée.
Un rassemblement aura lieu demain (le 07/04) devant la préfecture de Bobigny à 10h30 pour protester contre la loi sur l'égalité des chances.
 
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Mercredi 29 mars 3 29 /03 /Mars 19:07
Voila le compte rendu de l'AG de l'UFR 4 tel qu'il est présenté sur le site de notre UFR...

AG DE L’UFR4 29/03/06

 

29 / 03 / 2006

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’UFR4
Mercredi 29 Mars 2006
9h00 – 11h00

 

INFORMATION
L’assemblée générale de l’UFR 4 a réuni environ 300 personnes de 9 heures à 11 heures, dont une majorité d’étudiants. Les enseignants et le personnel administratif des 6 composantes étaient aussi largement représentés.
Le débat s’est ouvert sur la situation créée par l’immense manifestation du mardi 28 mars et l’importante mobilisation de Paris 8.
Plusieurs hypothèses ont été discutées, concernant le fonctionnement de l’UFR dans les jours, voire les semaines à venir : blocage total, blocage partiel, reprise partielle sous forme alternative avec la mise en place de modules transversaux, reprise totale des cours.
Les enseignants puis les étudiants ont exprimé des points de vue différents, plus ou moins contradictoires, sur un fond général commun : la poursuite de la lutte contre le CPE !
Toute idée de blocage a été rejetée, les enseignants ont confirmé leur engagement à valider les formations du semestre.
La proposition de ” modules transversaux ” présentée par le groupe de liaison a reçu un accueil positif, mais n’a pas fait l’unanimité, un certain nombre d’enseignants estimant plus mobilisateur de se concerter avec les étudiants dans le cadre de chacun des EC pour déterminer l’attitude à tenir. Le problème de l’intégration de la validation de ces modules à celle des EC reste à régler. Certains modules transversaux sont déjà programmés. (Voir les tableaux d’affichage UFR et départements).
Aucun vote n’a eu lieu.
Les administratifs et les enseignants se sont rendus à l’Assemblée Générale des personnels de l’université où était discuté le principe d’une grève générale active reconductible, tandis que les étudiants ont été invités à poursuivre la discussion sur les modalités de fonctionnement qu’ils souhaiteraient voir adoptées.
Il est donc ressorti de cette assemblée que la présence des enseignants à leurs heures de cours, auprès des étudiants est indispensable afin d’éviter la désertion de l’université.

 

11h00 – 12h00
Assemblée Générale des personnels de Paris 8

 

Le principe d’une grève active et reconductible des personnels enseignants et administratifs de Paris 8 a été voté par 150 voix pour, 10 contre et 5 abstentions.

 

Par Le site de l'UFR 4 - Publié dans : Compte rendu
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Samedi 25 mars 6 25 /03 /Mars 17:53

Ludovic (étudiant en L2 d'Histoire) a écrit l'article qui suit...

 

Après plusieurs semaines de mouvements sociaux la position du gouvernement français reste la même. Les syndicats et les étudiants réclament purement et simplement le retrait de la loi sur l’égalité des chances et rejettent la proposition de « dialogue » proposer par Dominique de Villepin.

Comment sommes nous arrivés à ce point de non-retour ou une entente semble compromise ?

A quoi joue le premier ministre qui après avoir plus ou moins affiché ses prétentions pour les présidentielles de 2007 semble ne plus se soucier  de l’image qu’il renvoie au français ? Et

que pourrait-il se passer dans les mois à venir ?

 

L’origine du conflit  se situe au 16 janvier dernier lors de l’annonce de la création du contrat première embauche faite par DV. Ce contrat est très vite décrié principalement à cause d’une condition  nommée la période de consolidation, une période d’essai durant laquelle le salarié peut être licencié sans motif.

La gauche ne tarde pas à se dresser contre la majorité UMP en qualifiant cette proposition de « contrat discriminatoire anti-jeune » et le parti communiste de surenchérir en annonçant qu’il « mettra toute ses forces dans la bataille ».Après la classe politique, les étudiants, lycéens et militants des syndicats prennent position en se déclarant prêt à lutter pour exiger le retrait du CPE.

Le premier ministre bien décidé à faire passer son projet qu’il juge porteur d’avenir brandit le spectre du 49.3 qui permet au gouvernement de faire passer un texte qu’il présente sans vote ,sous couvert du rejet de la motion de censure que l’opposition se doit de déposer pour la forme mais avec peu d’espoir de réussite.L’utilisation de cette article ne restera qu’une menace puisque l’amendement portant le CPE fut inséré dans le projet de loi pour l’égalité des chances et fut adopté par l’Assemblée nationale dans la nuit du 8 au 9 février 2006 .

Suite à l’adoption de cette loi le conflit entre les syndicats et le gouvernement est ouvert suivi de nombreuses manifestations d’étudiants et de lycéens soutenus par la suite par les salariées et des partis politiques de l’opposition.Depuis le  7 février 2006 date du premier appel à la manifestation le bras de fer entre le gouvernement et les opposants aux projet de lois sur l’égalité des chances est allé crescendo en se radicalisant par la violence qui ponctuent les fins de rassemblement et la fermeté d’un gouvernement refusant le retrait d’une loi pourtant rejetée par la majorité des français.

Après s’être donné 100 jours pour convaincre sur la question du chômage sans succès Dominique de Villepin porte à bout de bras un projet difficile que les français auraient selon ses dires du mal à comprendre. Le gouvernement veut insérer la France dans le monde moderne, c’est en tout cas ce que clament en choeur ministres de la majorité et patrons du Medef, et si la France s’y refuse Dominique de Villepin compte bien jouer de sa personne pour expliquer au français sa vision au risque d’égratigner son image.

Si il y ‘a une chose que le premier ministre a travaillé depuis le début de son mandat c’est bien son  image, tout le monde se souvient du fameux épisode de DV piquant une tête avant son rdv avec Sarkozy ou encore de ses envolées lyriques lors de discours à l’assemblée. Tout semblait plutôt bien parti pour le premier ministre que l’on voyait déjà comme futur représentant de l’UMP pour 2007 alors qu’il n’a jamais été soumis au suffrage universel.

Sa faiblesse vient-elle de là ? DV est t’il trop éloigné du peuple pour le comprendre et savoir qu’une loi impopulaire peut gâcher toute chance au présidentiel ? Cela me parait peu probable  alors toutes les hypothèses sur la stratégie employée sont permises.

Pour commencer, la question de l’alliance : de Villepin aurait-il fait une croix sur ses ambitions présidentielles pour se ranger derrière le « favori » de 2007 Nicolas Sarkozy ?

L’idée n’est pas si étrange qu’elle en a l’air, après tout il n’a jamais été dit officiellement que DV se présenterai aux élections de 2007 et si plutôt que la discorde l’UMP avait décidé secrètement le rassemblement pour éviter de se retrouver face à une gauche qui semble vouloir encore maladroitement fonder une opposition unie ?

L’autre idée serai que DV toujours dans son souci de travailler son image ait privilégié l’option d’un homme politique fort et décidé à défendre ses engagements politiques même face à la pression sociale, en effet avait t’il et a-t-il encore le choix ? Le retrait de cette loi sera un coup dur pour le premier ministre, épisode dont il ne se relèvera certainement pas d’ici l’année prochaine.

Dominique de Villepin est-il face à une impasse, comment retiré la loi sans démissionner (la gauche et les manifestants le souhaitent et l’exprimeront encore plus fortement si la loi est retirée) ? Peut-il vraiment retirer une loi qui a été voté par l’assemblé nationale ?

La loi sur l’égalité des chances est un vaste projet, si le CPE est négocié il ne le sera certainement que sur la durée de la période d’essai et si celui ci était retiré, la loi sur l’égalité des chances  resterait en place avec à ses cotés le CNE et de nombreux autres  amendements qui pourrai bien faire porter à cette génération encore un plus son nom de « génération précaire ».

Par Ludovic - Publié dans : Divers
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Samedi 25 mars 6 25 /03 /Mars 17:13

Une fiche de lecture est à rendre pour le lundi 3 Avril, elle porte sur le chapitre I de « l’âge des extrêmes » de J.Hobsbawm.

Il est demandé :

-D’annoncer l’idée centrale

-D’annoncer l’organisation du chapitre

-De donner des exemples précis et détaillés sur les idées développées

-D’essayer d’établir une comparaison entre les deux guerres mondiales et de montrer les différences dans le déroulement et l’issue de la guerre.

 

Le devoir doit comporter entre 6 et 7 pages pour aborder tous les sujets importants présents dans le chapitre.

Par Ludovic - Publié dans : Divers
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Vendredi 24 mars 5 24 /03 /Mars 20:19

Je viens de trouver ce message sur le site de l’UFR 4, je n’ai pas plus de précision et le retranscris donc tel quel A noter qu’une grande AG de l’UFR 4 sera organisée le mercredi 29/03 à 9h (B2)

 

Message au CA et à la Présidence

 

24 / 03 / 2006

 

Voici pour information le message que plusieurs enseignants du Département Histoire ont envoyé au CA et à la Présidence de l’Université.

 

Nous, professeurs et maîtres de conférences du département d’Histoire, affirmons que le CA n’a pas le pouvoir de nous imposer de participer ou de ne pas participer au “mouvement contre le CPE” et estimons, quelles que soient nos positions sur ce mouvement, avoir le droit de continuer à faire cours cette semaine; et c’est ce que nous faisons d’ores et déjà.
La formulation de la motion votée par le CA le 17 n’est pas recevable.
Les enseignants, comme les étudiants, demeurent libres de leurs choix

 

Boris Bove, MCF Histoire médiévale
Joël Cornette, Professeur d’Histoire moderne
Brigitte Le Guen, Professeur d’Histoire ancienne
Benjamin Lellouch, MCF Histoire moderne
Gabriel Martinez-Gros, Professeur d’Histoire médiévale
Line Sallmann, MCF Histoire moderne
Nicolas Weill-Parot, MCF Histoire médiévale

 

Par Les Etudiants en Histoire de Paris 8 - Publié dans : Motions
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Vendredi 24 mars 5 24 /03 /Mars 18:29
Le Conseil d'Administration de l’Université Paris 8, réuni le 24 mars 2006, s’insurge
- contre la précarisation croissante d’une jeunesse qui voit se multiplier les obstacles à son intégration dans la vie active, comme l’a clairement montré la récente crise des banlieues
- contre la précarisation qui touche une partie de plus en plus grande des salariés du public et du privé.

Il exprime son inquiétude sur l’extension d’une réglementation qui tend à précariser les populations déjà fragilisées (CNE, CPE, droit des étrangers).

Il demande que le gouvernement n’en reste pas à des réponses dilatoires dans ce qui apparaît comme l’amorce d’un dialogue et attire son attention sur l’aggravation de la violence sociale occasionnée par le maintien du CPE.

Il exprime sa condamnation des actes de vandalisme dont a été victime l’EHESS, sa solidarité avec les personnels et les étudiants de cette école et son inquiétude quant à la tournure des évènements.

Il exprime son opposition au CPE qui, au même titre que le CNE, participe du démantèlement du code du travail et son opposition à la loi dite de l’égalité des chances. Il demande leur retrait.

Il exprime également son opposition à la précarisation croissante de l’emploi administratif et scientifique induite au même moment par la loi sur la recherche, et demande que des mesures concrètes soit prises pour la limiter, y compris à l’Université Paris 8.

Il exprime enfin son exigence que soit prise en compte la nécessité de donner les moyens au système éducatif et universitaire de pleinement assumer ses responsabilités à l’égard de la jeunesse.

Le Conseil d'administration

- demande que l’Université reste ouverte pour pouvoir maintenir le lien entre étudiants, enseignants et autres membres du personnel, et s’oppose à toute intervention policière contre la mobilisation.
- demande aux UFR de se réunir dès lundi pour trouver des solutions adaptées à leur situation particulière en ce qui concerne d’une part le déroulement des enseignements, d’autre part leur validation, qui ne devra pas pénaliser les étudiants et devra respecter l’égalité de tous, tout en s’efforçant de maintenir la qualité des enseignement concernés.
- soutient la mobilisation générale pour la journée de grève du mardi 28 mars 2006.

Le Conseil d'administration s’engage à mobiliser à plus long terme la communauté universitaire de Paris 8 pour qu’elle entame, dans le cadre de ses compétences et de ses missions, une réflexion sur la précarité et contribue à la recherche de solutions visant à la réduire.
Par Les Etudiants en Histoire de Paris 8 - Publié dans : Motions
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